
Ses vacances en famille à Dubaï (Emirats arabes unis), Franck Le Peculier, agent immobilier de 52 ans, s’en rappellera longtemps. Leur semaine s’achevait à l’hôtel Atlantis, monumental club de vacances de 1 500 chambres sur l’île artificielle de Palm Jumeirah, qui comprend un parc aquatique de 105 toboggans, des multiples aquariums, une dizaine de restaurants… Jamais il ne s’était attendu à recevoir, sur son téléphone, ces messages d’alerte, dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars, alors que des tirs iraniens tentaient d’atteindre Dubaï.
Désormais, il entend régulièrement des déflagrations intempestives depuis l’appartement sur la marina qu’il loue sur Airbnb pour lui, sa femme et leurs enfants de 4 et 9 ans. Depuis le début de la semaine, les journées s’étirent dans une atmosphère d’un calme étrange, « comme pendant un confinement ». Hier, il a invité à dîner un « couple de notaires de Nice », rencontrés à l’hôtel, « coincés » comme eux à Dubaï. Le vol retour initial de la famille Le Peculier était prévu dimanche, ils espèrent repartir ce jeudi avec la compagnie Emirates… Mais tout est très incertain : mardi 3 mars, les vols ont repris au compte-goutte. La guerre a provoqué l’annulation de 19 000 liaisons aériennes en quatre jours, selon le fournisseur de données spécialisé Cirium.
Il vous reste 76.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




