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Son nom circulait pour occuper les plus hautes fonctions de l’Etat, telle la présidence de l’Assemblée nationale, et même le poste de premier ministre. Mais, dimanche 7 juillet au soir, la socialiste Valérie Rabault a perdu son siège de députée dans la 1re circonscription du Tarn-et-Garonne et, peut-être, ses ambitions nationales.

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Elle a été battue par la maire de Montauban, Brigitte Barèges, qui candidatait avec l’étiquette Les Républicains courant Eric Ciotti, ralliés au Rassemblement national (RN). Avec son score de 51,3 % des voix au second tour, Mme Barèges récupère donc le siège qu’elle avait perdu en 2012, face à Valérie Rabault. Au soir de sa défaite, celle qui était encore première vice-présidente de l’Assemblée nationale a tenu à « féliciter son adversaire », évacuant « tout sentiment de frustration ».

Ancienne conductrice de travaux devenue banquière et experte financière au sein du groupe BNP-Paribas, Valérie Rabault fut la première femme présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, entre 2018 et 2022, après avoir été rapporteuse générale du budget entre 2014 et 2017. Elle avait déclaré, en 2022, qu’Emmanuel Macron, à peine réélu, lui avait proposé le poste de première ministre.

Coup dur pour Carole Delga

Au soir du 7 juillet, Valérie Rabault a analysé sa défaite en affirmant que « les électeurs ont voté pour les idées du RN et non pour Brigitte Barèges ». Elle peut cependant se féliciter de très bons scores réalisés sur la ville de Montauban où elle devance de 1 028 voix Mme Barèges, qui a annoncé démissionner de son mandat de maire. De quoi alimenter un rebond possible aux élections municipales de 2026 ? Toujours conseillère départementale du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault évoque simplement ressentir « une responsabilité, dans un département avec une grande histoire, notamment parce qu’il est celui qui a vu naître Olympe de Gouges. Elle a combattu toutes les injustices, de l’esclavage à l’invisibilisation des femmes ».

Cette défaite est également un coup dur pour Carole Delga, son « amie » et présidente socialiste de la région Occitanie. Les deux femmes entretiennent une longue relation et des convictions partagées, notamment sur leurs réticences à voir les idées de La France insoumise arriver au pouvoir. Toutes les deux avaient soutenu la démarche de Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique, lors des élections européennes. Valérie Rabault est également un pilier du mouvement La gauche en commun, créé en Occitanie, qui rassemble tous les étés les tendances d’une gauche qui « fuit les extrêmes ».

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