Des journaux dans un stand de presse de l’aéroport John F. Kennedy, au lendemain de l’attaque israélo-américaine sur l’Iran, à New York, le 1ᵉʳ mars 2026.

Deux jours après les frappes menées conjointement par les armées israélienne et américaine contre l’Iran, samedi 28 février, la presse américaine s’est divisée entre démonstration de fermeté stratégique et inquiétude face à une escalade aux contours incertains.

« Un tyran s’effondre. Une dangereuse incertitude s’installe », titre le New York Times (NYT), après la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, à l’âge de 86 ans, symbole du durcissement du pouvoir. Au-delà de l’efficacité immédiate des frappes pour éliminer une partie des têtes du régime, la question de l’après-Khamenei reste ouverte, et le quotidien de référence américain à tendance démocrate et progressiste s’interroge sur ce que pourrait signifier la disparition du dirigeant pour l’équilibre régional et pour la politique américaine. « Le Moyen-Orient fait face à un vide imprévisible », explique le NYT.

Un constat partagé par le journaliste David Ignatius dans le Washington Post, pour qui la mort du Guide suprême est un fait marquant de l’histoire iranienne. Mais l’éditorialiste met en garde contre l’illusion d’une « victoire rapide ou définitive ». « Tuer un dirigeant ne garantit pas la chute d’un régime », ajoute-t-il dans les colonnes du quotidien de centre droit, rappelant que les guerres, surtout celles visant à remodeler l’ordre politique dans un pays étranger, sont « beaucoup plus faciles à déclencher qu’à conclure ».

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