
Le commissaire européen à l’énergie, Dan Jorgensen, estime, dans un entretien au Monde, que la guerre au Moyen-Orient provoque en Europe une crise des prix, mais pas une crise d’approvisionnement. Pour le social-démocrate danois, il faut accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des interconnexions électriques entre pays européens.
Les Etats-Unis, par l’intermédiaire de leur ambassadeur à Bruxelles, ont menacé, dans une interview au « Financial Times », lundi 23 mars, de remettre en cause l’accès de l’Europe au gaz naturel liquéfié (GNL) américain. Cela vous inquiète-t-il au moment où la guerre au Moyen-Orient fait bondir les prix de l’énergie ?
J’ai été très surpris par ces commentaires qui ne reflètent pas nos discussions avec l’administration américaine. Il est clair que nous avons en Europe un grand intérêt à acheter du GNL américain, tout comme les Etats-Unis ont un grand intérêt à nous en vendre. C’est une situation gagnant-gagnant et les Etats-Unis ont eux-mêmes poussé en ce sens. Je ne m’attends donc absolument pas à ce que cela change.
Il est aussi important de comprendre que ce n’est pas moi, assis derrière mon bureau, qui achète du gaz sur le marché. Ce sont des entreprises privées qui vendent du GNL. Notre rôle – Commission européenne et gouvernement américain – est juste de faciliter ces accords autant que possible.
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