Meilleures Actions
Histoires Web mardi, mars 5
Bulletin

Quelques jours après le passage du cyclone Belal, qui a causé la mort de quatre personnes sans pour autant faire les dégâts redoutés, plusieurs dizaines de milliers de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité, à l’eau ou aux communications, a annoncé vendredi 19 janvier la préfecture.

Les vents ont été violents pendant le passage du cyclone, avec des rafales allant jusqu’à 217 km/h au piton Maïdo, selon Météo-France. Les chutes d’arbres et de branchages qu’ils ont provoqués ont fortement endommagé le réseau électrique. A la fin de l’alerte rouge, mardi, 150 000 foyers étaient privés d’électricité. Vendredi à la mi-journée, c’était encore le cas pour 15 000 d’entre eux. Selon Dominique Charzat, directeur d’EDF Réunion, il faudra environ un millier d’interventions et « quelques jours » pour rétablir le courant partout.

Les problèmes électriques ont également des conséquences sur l’approvisionnement en eau. Jeudi soir, 56 000 foyers, soit 7 % de la population, n’avaient toujours pas d’eau au robinet, selon le préfet Jérôme Filippini. N’ayant toujours pas les résultats des analyses, l’agence régionale de santé recommande d’utiliser de l’eau en bouteille pour la consommation humaine, ou de faire bouillir l’eau du robinet au moins trente minutes pour la rendre potable.

Lire aussi | Belal à La Réunion : le mur de l’œil du cyclone a transité au nord de l’île

Le secteur agricole impacté

La production électrique de l’île a été également touchée par le cyclone. La centrale hydraulique de la Rivière de l’Est a été fortement endommagée. Après les premières évaluations, EDF prévoit des travaux de plusieurs mois sur l’installation. En conséquence, EDF a activé la vigilance orange de la « météo de l’électricité » et appelle les habitants à faire attention à leur consommation le soir, lors du pic de consommation.

Les précipitations et les vents ont par ailleurs lourdement impacté le secteur agricole de l’île. Selon Jérôme Filippini, l’évaluation des dégâts est en cours, mais les premiers éléments montrent des dommages très répartis sur l’île, notamment sur la filière fruits et légumes.

Pour Frédéric Vienne, le président de la chambre d’agriculture locale, « on sait déjà que [les pertes] seront supérieures à celles de Bejisa », le cyclone qui avait frappé La Réunion au début de janvier 2014. A l’époque, les pertes avaient été évaluées à plus de 40 millions d’euros, rappelle-t-il.

Dès mardi, la chambre d’agriculture, l’association des maires et le conseil départemental ont demandé la reconnaissance en urgence de l’état de catastrophe naturelle pour toute la Réunion étant donné que, selon Frédéric Vienne, « il n’y a pas une seule zone de l’île, ni un seul secteur agricole qui n’a pas été impacté ». Le préfet a annoncé jeudi soir que l’arrêté pourrait être publié « dimanche ou lundi » au Journal officiel.

Le Monde

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.