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Alors que les hôpitaux manquent de « bras », quelque 2 000 à 3 000 praticiens à diplôme « hors Union européenne » exerçant en France vont-ils devoir quitter leur poste ? Face à cette perspective, le gouvernement a envoyé un signal positif, lundi 22 janvier. La question se faisait de plus en plus pressante ces dernières semaines, le régime dérogatoire, qui permettait jusque-là à ces « Padhue » − pour praticiens à diplôme étranger hors Union européenne, l’acronyme en vigueur − d’exercer sous divers statuts, s’étant arrêté au 31 décembre 2023.

Engagement a été pris, lundi, par la nouvelle ministre de la santé, Catherine Vautrin, de les « autoriser à continuer de travailler pendant les mois à venir ». Des « garanties » pour « sécuriser la situation des Padhue », concrétisant les paroles d’Emmanuel Macron, lors de sa conférence de presse du mardi 16 janvier, de « régulariser nombre de médecins étrangers qui tiennent parfois à bout de bras [les] services de soin », et qui sont laissés « dans une précarité administrative complètement inefficace ».

Une centaine de ces médecins avaient manifesté, jeudi 18 janvier, devant le ministère de la santé pour dénoncer le risque d’un « licenciement massif », à l’appel de syndicats dont la CGT et FO, ou encore du Syndicat national des Padhue (Snpadhue).

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La question est technique, les procédures, complexes, et les statuts peuvent différer d’un établissement à l’autre. A ceux qui n’ont pas validé les épreuves de vérification des connaissances (EVC) − seule procédure permettant désormais d’obtenir l’autorisation d’exercice pleine et entière en France −, le gouvernement promet ainsi une nouvelle solution provisoire.

Ils pourront continuer d’exercer en France, le temps de voir publiés les décrets d’application de la loi Valletoux visant à améliorer l’accès aux soins du 27 décembre 2023. Ceux-ci doivent permettre à ces Padhue de disposer d’un délai supplémentaire pour repasser les prochaines épreuves. Leur nombre précis n’est pas communiqué.

« L’équation est impossible »

En dehors de ces 2 000 à 3 000 médecins dans une situation préoccupante, selon les syndicats de Padhue, le ministère de la santé a aussi fait des promesses aux lauréats des EVC 2023, soit environ 2 700 médecins sur près de 6 900 candidats ayant passé les épreuves : ils seront « maintenus dans leurs fonctions et dans leurs structures actuelles », pour « garantir la continuité des soins et ne pas désorganiser les services hospitaliers dans des zones souvent en tension ». Cela vaut pour ceux exerçant déjà sur le territoire national.

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