
Elle n’a « pas vraiment de stratégie », pas d’entraîneur, court à l’instinct et ne semble pas non plus avoir de limites. Vendredi 29 août, à 17 h 45, Courtney Dauwalter s’élancera, comme 2 300 autres concurrents, du cœur de Chamonix (Haute-Savoie), à l’assaut de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB).
C’est la quatrième fois qu’elle prendra part à la course reine de la discipline, qui contourne le mont Blanc sur 174 kilomètres, avec près de 10 000 m de dénivelé positif entre la France, l’Italie et la Suisse. Lors de ses trois précédentes participations, en 2019, 2021 et 2023, la native du Minnesota a levé les bras en vainqueure. « Il faut croire que j’aime vraiment les années impaires », s’esclaffait l’Américaine, interrogée par Le Monde au début du mois d’août.
La carrière de Courtney Dauwalter, 40 ans, pourrait être résumée par son sourire : ultrabrillant. Ou, plus exactement, brillante en ultra. Quels que soient les terrains ou les massifs, elle l’emporte. Elle est même devenue la deuxième athlète, après l’Espagnol Kilian Jornet, à décrocher les quatre « Majeurs » de l’ultra-trail (UTMB, Western States et Hardrock 100, aux Etats-Unis, et Grand raid de La Réunion) –, sa compatriote Katie Schide rejoignant ce cercle fermé en juillet.
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