Jean-Christophe Tortora, directeur général délégué de CMA Media, lors du bouclage du premier numéro de « La Tribune Dimanche », à Paris, le 7 octobre 2023.

Alors que la guerre en Iran et les élections municipales en France regonflent les audiences de BFM-TV, d’autres médias du groupe CMA Media ont plutôt le moral en berne. Coup sur coup, jeudi 19 mars, La Tribune et les antennes locales de BFM ont exprimé, chacun à leur façon, leur désarroi.

Les journalistes du site économique se sont réunis en assemblée générale pour faire le point après un comité social et économique qui s’est tenu mardi et à l’occasion duquel ils ont appris le déclenchement d’un plan de sauvegarde de l’emploi. De leur côté, les déclinaisons locales de la chaîne d’information ont adopté, à 79 %, une motion de défiance contre Arnaud de Courcelles, le directeur général de BFM Locales.

Au sein du site d’information économique, les équipes dénoncent une « hécatombe ». Elles redoutent que le « projet de développement » qui leur a été présenté, et qui vise à intégrer une partie d’entre elles au futur « pôle économique » composé de concert avec la rédaction de la chaîne BFM Business, soit un « couloir de la mort », selon les mots d’un salarié.

« Sur les 56 journalistes de La Tribune (CDI, correspondants et pigistes réguliers), seuls 32 postes seront reclassés dans le futur “pôle économique BFM-La Tribune” », est-il écrit dans un communiqué commun aux représentants du personnel et à la Société des journalistes de La Tribune et La Tribune Dimanche, diffusé vendredi après-midi. Soit 24 suppressions de postes, auxquelles s’ajoutent trois postes à la régie publicitaire. D’après la direction, la rédaction compte 37 journalistes titulaires et 19 pigistes réguliers, « qui ne sont pas des postes à temps plein ».

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