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Apple a annoncé, jeudi 25 janvier, des mesures inédites : à partir de début mars, les utilisateurs européens de ses smartphones ne seront plus obligés de passer par son App Store pour télécharger des applications et ils bénéficieront d’un choix plus large au niveau des services installés par défaut.

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Critiqué depuis des années par de grands éditeurs d’applications pour avoir créé un univers trop fermé, pourquoi Apple bouge-t-il maintenant ?

Le groupe dirigé par Tim Cook y est contraint par le Digital Markets Act (DMA), le règlement européen instauré pour rétablir davantage de concurrence sur les plates-formes numériques. Son entrée en vigueur est prévue le 6 mars.

Apple ne cache d’ailleurs pas agir à reculons : « Les changements annoncés aujourd’hui sont conformes aux exigences du DMA et tentent de protéger les utilisateurs européens des menaces que cette régulation va inévitablement engendrer pour leur vie privée et leur sécurité », explique, dans un communiqué, le dirigeant Phil Schiller, chargé notamment de l’App Store.

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Depuis le début des discussions sur le règlement des plates-formes numériques, Apple a répété que la sécurité des utilisateurs d’iPhone était liée à sa maîtrise unique des interactions entre ses appareils, son environnement iOS et ses logiciels. Il n’y a jamais eu de virus ou de malware (logiciel malveillant) de masse sur iPhone, a encore insisté l’entreprise, jeudi.

Fiches d’évaluation

Les autorités européennes ont, quant à elles, arbitré en faveur d’une plus large ouverture des grandes plates-formes devenues indispensables au monde numérique, interdisant notamment à leurs propriétaires d’y favoriser leurs propres services ou d’y abuser de leur position dominante.

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Concrètement, à partir de la sortie d’IOS 17.4, début mars, des entreprises pourront établir des magasins d’applications alternatifs. Les utilisateurs devront toutefois donner leur consentement à leur installation. Apple procédera aussi à une vérification de sécurité des applications, notamment pour détecter des virus ou des logiciels espions, et vérifier leur politique de respect de la vie privée.

Des fiches d’évaluation renseigneront les utilisateurs sur les applications. Cette vérification sera toutefois moins poussée que l’examen manuel effectué dans l’App Store. Ce dernier impose notamment une politique de modération des contenus aux éditeurs d’applications. Autre concession : les éditeurs pourront communiquer directement avec leurs utilisateurs sur les moyens alternatifs de s’abonner ou de payer.

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