Les adhérents de LR décideront en avril du mode de désignation de leur candidat à la présidentielle
Les adhérents des Républicains détermineront en avril s’ils désignent directement le président du parti, Bruno Retailleau, comme candidat à la présidentielle, ou s’ils préfèrent passer par une primaire fermée ou semi-ouverte, laquelle permettrait à d’autres candidats de se présenter, ont expliqué mardi leurs dirigeants.
« On s’est mis d’accord, pas à l’unanimité, mais avec un consensus très large », a déclaré à la presse Bruno Retailleau à l’issue d’un bureau politique qui a fait son choix en se basant sur les conclusions du groupe de travail qui s’est réuni ces derniers mois sous la houlette du président du Sénat, Gérard Larcher, pour déterminer les modalités de la désignation du candidat de LR à la présidentielle.
Les adhérents, qui étaient plus de 120 000 il y a un an, disposeront de trois options lorsqu’ils seront consultés en avril (à une date qui n’a pas encore été fixée), ont confié des sources du parti.
« La première serait une primaire interne, où les adhérents détermineraient celui qui porterait nos couleurs à la présidentielle ; et la deuxième serait une primaire un peu plus ouverte à des sympathisants », a précisé le sénateur vendéen. La troisième et dernière option consiste à désigner directement comme candidat Bruno Retailleau, qui s’est lancé dans la course à l’Elysée début février sans attendre les conclusions du groupe de travail.
Le bureau politique s’est réuni en l’absence de deux présidentiables de LR : le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui refuse toute primaire, et le président du groupe LR à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, qui en défend une dont le périmètre irait du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo, du parti d’extrême droite Reconquête !.
Aux municipales, Les Républicains ont pris plusieurs villes à la gauche, dont Clermont-Ferrand, Brest, Limoges et Besançon, mais ne sont pas parvenus à s’imposer à Paris ni à Lyon.
Début mars, Gérard Larcher s’était prononcé pour une démarche en deux temps : d’abord, la désignation du candidat de LR, puis une « primaire ouverte » à l’automne pour désigner celui de la droite et du centre à la présidentielle de 2027.




