Des débris de drones et de missiles iraniens, à Abou Dhabi, le 3 mars 2026.

Empathique, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est dit prêt, mardi 3 mars, à envoyer au Moyen-Orient ses meilleurs spécialistes en matière d’interception de drones. A condition que les pays du Golfe persuadent Vladimir Poutine d’accepter un cessez-le-feu en Ukraine. « Les dirigeants du Moyen-Orient ont d’excellentes relations avec les Russes. Ils peuvent leur demander d’instaurer un cessez-le-feu d’un mois », a-t-il déclaré à l’agence de presse américaine Bloomberg.

L’armée ukrainienne est certainement la plus aguerrie du monde en matière de lutte contre les Shahed, l’arme avec laquelle la Russie bombarde quotidiennement l’Ukraine depuis quatre ans. La déclaration du président Zelensky rappelle cette réalité, mais elle met aussi le doigt sur une faille structurelle apparue dans les systèmes de défense aériens des pays du Golfe. Soumis à des attaques de drones depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, ces derniers semblent peu préparés aux chausse-trapes de cette guerre d’usure inaugurée par les Russes en Ukraine. Autant les défenses aériennes fonctionnent lorsqu’il s’agit d’intercepter des missiles, autant des drones parviennent à passer à travers les mailles du filet.

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