A l’entrée du Mobile World Congress, le grand rendez-vous international de la téléphonie qui s’ouvre lundi 2 mars à Barcelone, trône l’impressionnant stand de Huawei, de loin le plus grand du salon. Et pourtant, la marque chinoise qui a longtemps réussi à rivaliser avec Apple et Samsung – au point de les dépasser début 2020 – s’est depuis effondrée sur ce marché, sous le coup des sanctions de Washington lui coupant l’accès aux technologies américaines (Android, suite Google, composants, etc.).
Depuis, beaucoup de groupes chinois (Vivo, Oppo, One Plus, etc.) ont tenté de lui ravir sa place. Un seul est parvenu à s’installer durablement sur la troisième marche du podium au niveau mondial : Xiaomi. Une position dont il n’a pas été délogé depuis 21 trimestres consécutifs.
« C’est un marché qui a longtemps connu beaucoup de variations, mais plus il devient mature, plus il se stabilise, faisant la part belle aux acteurs déjà installés », analyse Guillaume Chaigneau, directeur général de la marque pour la France. Xiaomi est parti à l’assaut des marchés étrangers dès 2013. Francisco Jeronimo, vice-président du cabinet IDC, partage le diagnostic : « Xiaomi s’est durablement installé à la troisième place même s’ils ne peuvent pas prétendre à détrôner les deux acteurs qui le devancent. » Le groupe disposait de 13 % de parts de marché en 2025, selon les derniers chiffres de Counterpoint, contre 19 % pour Samsung et 20 % pour Apple.
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