Histoires Web samedi, février 21
Chez Prisma Média, les stratégies pour gonfler les ventes du « JDNews »

Deux magazines pour le prix d’un, ou presque. Lorsque les fidèles des kiosques de Bourgogne-Franche-Comté et de Bretagne achèteront ce week-end le dernier Voici, paru vendredi 20 février, ils se verront proposer de repartir avec Le JDNews. Au lieu de débourser 2,40 euros pour leur hebdomadaire people, il leur suffira d’acquitter 3 euros pour s’emparer, en plus du magazine habituellement couplé au Journal du dimanche – mais vendu 2,20 euros quand il s’écoule seul, à partir du mercredi.

Prévenue à la dernière minute, la rédaction de Voici, qui revendique la « ligne éditoriale claire, indépendante et apolitique » du magazine, a aussitôt fait connaître « son profond désaccord ». « Associer commercialement notre publication au JDNews, magazine à l’ancrage politique très marqué, crée une confusion manifeste quant à notre positionnement éditorial et porte atteinte à l’image d’indépendance que nous nous attachons à préserver », a fait savoir la société des journalistes (SDJ) dans un communiqué. Cette instance de représentation de la rédaction n’existait pas avant le rachat du groupe Prisma (Géo, Voici, Capital, etc.) par le groupe Vivendi en 2021 − Prisma Média est désormais logé dans le groupe Louis Hachette, issu de la scission de Vivendi en quatre entités. Egalement nées depuis, les SDJ des pôles télé (Télé Loisirs, Télé Z) et féminin (Femme actuelle, Prima) ont apporté leur soutien à leurs collègues, une démarche à laquelle se sont associées les SDJ, plus anciennes, de Géo et de Ça m’intéresse.

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