Histoires Web samedi, février 21
Censuré par la Cour suprême sur les droits de douane, Donald Trump confronté aux limites de son pouvoir

Pour une fois, Donald Trump n’avait pas laissé la presse assister à son allocution devant des gouverneurs, invités à la Maison Blanche en cette matinée du vendredi 20 février. Sa colère a donc d’abord éclaté à huis clos, à l’annonce de la décision de la Cour suprême censurant une grande partie de ses droits de douane. En salle de presse, à la mi-journée, Donald Trump a redoublé de vigueur, s’en prenant aux six juges de la Cour – trois libéraux et trois conservateurs – qui ont formé une majorité inhabituelle contre lui. « Ils sont très antipatriotiques et déloyaux envers notre Constitution », a asséné le magnat, parlant de « honte » et d’« embarras pour leurs familles ».

Le 2 avril 2025, l’introduction de vastes taxes douanières réciproques par les Etats-Unis avait été présentée par l’administration comme le « jour de la libération ». Il est annulé. Voilà le président privé de son instrument favori de pression, de punition et de chantage, employé à de nombreuses reprises depuis un an, y compris contre des pays voisins, comme le Mexique et le Canada.

Le regard sombre, Donald Trump a lu un texte, puis répondu à des questions pendant quarante-cinq minutes, sans jamais clairement expliquer quelles « alternatives puissantes » seront employées pour préserver les tarifs et rapporter « plus d’argent » dans les caisses fédérales. « Les pays étrangers qui nous volaient depuis des années sont en extase, a-t-il dit. Ils sont tellement heureux. Et ils dansent dans les rues, mais ils ne vont pas danser longtemps. »

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