
La ministre déléguée à l’énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré, mercredi 1er avril, sur TF1, qu’il n’existait à l’heure actuelle « aucun risque de rupture d’approvisionnement » en carburant dans les stations-service, même si certaines font face à quelques difficultés.
« Il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement à l’heure où on se parle. Je rappelle qu’on a toujours nos stocks stratégiques [de pétrole] », a fait valoir la ministre dans un contexte de forte tension sur les prix à la pompe, qui ont atteint des sommets ces derniers jours. « Moins de 10 % des stations » sont en rupture « totale ou partielle », a assuré Mme Bregeon. Il s’agit le plus souvent de stations du groupe TotalEnergies, qui a mis en place un prix plafond, « ce qui génère une affluence dans un grand nombre » de ses stations-service et engendre donc « ce type de tensions », a-t-elle expliqué.
Lundi, Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5 800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces), avait lui aussi modéré, auprès de l’Agence France-Presse (AFP), les difficultés à la pompe. « Il faut relativiser, il n’y a pas de problème de pénurie sur le territoire national », avait-il dit.
Plusieurs secteurs particulièrement affectés
« En revanche, évidemment, chez TotalEnergies, qui est le moins cher du moins cher en ce moment, il y a eu afflux de clientèle » qui a pu causer des difficultés ponctuelles, un phénomène déjà observé lors de la précédente crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine, avait-il ajouté. A l’époque, TotalEnergies avait déjà procédé à un plafonnement de ses prix. Mardi, l’entreprise a annoncé qu’elle allait prolonger jusqu’au 7 avril le plafonnement du prix de l’essence à 1,99 euro le litre et du prix du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3 300 stations-service en métropole.
La semaine dernière, le prix du litre de gazole a atteint un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire, dépassant les plus hauts niveaux atteints après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, selon des chiffres publiés par le gouvernement.
La guerre au Moyen-Orient a fait monter fortement les cours du pétrole, avec une grande partie des exportations de brut des pays du Golfe bloquées en raison de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz et de nombreuses frappes sur les infrastructures énergétiques. En France, les secteurs les plus affectés par la flambée des prix du carburant sont la pêche, le transport ou encore l’agriculture, grands consommateurs de carburants.




