
Congrès de Perpignan, juillet 2021. Encore douché par le résultat des élections régionales et départementales, qui ont vu son nombre d’élus refluer, le Rassemblement national (RN) n’esquisse pas la moindre introspection sur l’abstention de son électorat. Un jeune maire d’Occitanie, Romain Lopez, ose un conseil. « L’implantation locale ne se fait pas en un jour. Il faut que nous ayons des cadres locaux qui soient enracinés et qui aient de la durée dans leur mandat. Ce n’est pas en arrivant dans une commune six mois avant, avec un parachuté, qu’on va arriver aux affaires. »
Quelques jours plus tard, le 5 juillet 2021, sur Public Sénat, loin d’éventuelles représailles des caciques du parti d’extrême droite, le maire de Moissac (Tarn-et-Garonne) passe du conseil aux remontrances quant à la stratégie du siège parisien : « Depuis 2014, on a totalement négligé l’implantation locale (…) L’enracinement n’a pas été fait et on le paye cash dans ces élections intermédiaires. » Principal reproche formulé : la volatilité des têtes de liste d’une élection sur l’autre et le parachutage de certains candidats à quelques mois de l’élection.
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