Le président de la Fédération internationale de football, Gianni Infantino, et le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, dans le stade de Tanger, au Maroc, le 20 septembre 2025.

Fouzi Lekjaa a remporté son pari, au moins temporairement. Déclarée vainqueure de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) sur tapis vert, mardi 17 mars, la sélection marocaine a décroché sa seconde étoile dans une compétition qui ne lui avait pas souri depuis un premier sacre continental, en 1976. Deux mois après la finale perdue contre le Sénégal, le patron du football marocain peut savourer ce coup de Trafalgar, quand bien même le Tribunal arbitral du sport aura le dernier mot.

Le tournoi s’étant joué au Maroc, à grand renfort de publicité, la défaite fut doublement amère pour celui qui espérait gagner à domicile. Le regard noir du prince Rachid, frère du roi Mohammed VI, qui refusa de porter le trophée, préférant tourner le dos aux joueurs sénégalais à la fin du match, a suffi pour comprendre que l’issue de la rencontre allait se décider en dehors du terrain.

Président de la Fédération royale marocaine de football depuis 2014, Fouzi Lekjaa est à quelques mois de battre le record de longévité à ce poste, détenu par le général Hosni Benslimane, homme de confiance d’Hassan II. Natif de Berkane, ville du nord-est affublée du titre de « capitale des agrumes », Fouzi Lekjaa, « austère à première vue, mais chaleureux et plein d’humour », aux dires d’un diplomate, a étudié l’agronomie, avant de rejoindre la fabrique des hauts fonctionnaires, l’Ecole nationale de l’administration à Rabat.

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