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Le miracle attendu par le pays hôte de la 34Coupe d’Afrique des nations (CAN) s’est produit. La victoire du Maroc face à la Zambie (1-0), mercredi 24 janvier, lors du troisième et dernier match de poule de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), permet à la Côte d’Ivoire de sauver sa place en terminant parmi les meilleurs troisièmes et de se hisser in extremis en huitièmes de finale. Des scènes de liesse ont éclaté dans tout le pays au coup de sifflet final.

Le pays revient de loin. Malgré sa cinglante défaite (0-4) trois jours plus tôt contre la Guinée équatoriale, les Eléphants vont poursuivre « leur » compétition, et ont encore une chance d’en faire la plus « belle » de l’histoire, comme l’a exigé le président Alassane Ouattara.

Les huitièmes de finale se disputeront néanmoins sans le Français Jean-Louis Gasset, sélectionneur de la Côte d’Ivoire jusqu’à mercredi 24 février. Le Montpelliérain, qui dirigeait à 70 ans sa première équipe africaine, a été démis de ses fonctions, ainsi que son adjoint Ghislain Printant, pour « résultats insuffisants, conformément au contrat d’objectif qui les liait à la FIF », d’après un communiqué de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Emerse Faé, l’ancien milieu de terrain des Eléphants (44 sélections), un des adjoints de Jean-Louis Gasset, va assurer l’intérim. Le départ du Français sera-t-il un électrochoc suffisamment fort pour permettre à la Côte d’Ivoire de faire oublier le fiasco du premier tour ? L’avenir est sombre. Les Eléphants affronteront le Sénégal, lundi 29 janvier, champion en titre et favori après ses trois victoires au premier tour.

Cette qualification du pays hôte laisse à cette CAN sa magie et sa ferveur. Avec 89 buts inscrits en 36 matchs, le premier tour a tenu ses promesses. Il y a eu de l’action, des larmes, du suspense. Juste avant la dernière journée de la phase de poule, seuls le surprenant Cap-Vert et le Sénégal étaient assurés d’aller en huitièmes de finale.

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Des « petites » équipes surprenantes

Sur les 24 sélections présentes sur la ligne de départ, il n’en reste donc plus que 16. Parmi les différentes affiches qu’offrent les huitièmes de finale, on retiendra, outre le Sénégal-Côte d’Ivoire, un Nigeria-Cameroun, ou Egypte-RD Congo.

Les « petites équipes » ont bouleversé ce début de tournoi en apportant un vent de fraîcheur inédit sur les pelouses ivoiriennes. Une première mention spéciale peut être attribuée au Cap-Vert qui, dans un groupe très relevé (Egypte, Ghana, Mozambique) a imposé sa vivacité et sa puissance. Les « Requins Bleus » sont restés invaincus, allant jusqu’à faire trembler les Pharaons (2-2) d’Egypte. Ils affronteront le 29 janvier la Mauritanie qui, en s’offrant sa première victoire lors d’une CAN face à l’Algérie (1-0), sortie du tournoi, s’est qualifiée pour le tour suivant.

Une autre modeste sélection s’est distinguée : la Guinée équatoriale. Le Nzalang Nacional (« l’éclair national » en langue fang), 88au classement FIFA – il était 134e en 2020 –, a montré sa puissance. Les Eléphants se sont cassé les défenses contre cette sélection au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé. A 34 ans, le « vieux briscard » Emilio Nsue a signé un doublé après son triplé face à la Guinée-Bissau (4-2). L’attaquant qui joue en troisième division espagnole (CF Intercity), est en tête du classement des buteurs (5). Son équipe défiera la Guinée le 28 janvier.

Limogeage du sélectionneur algérien

Des poids lourds comme la Tunisie, accrochée par l’Afrique du Sud (0-0), mercredi 24 janvier, le Ghana ou l’Algérie ont déçu. Brouillons, en manque de confiance, de vitesse et de rythme, les Fennecs, champions d’Afrique en 2019, quittent la compétition au premier tour comme en 2022. Cette élimination prématurée met un terme au contrat du sélectionneur Djamel Belmadi avec la Fédération algérienne de football (FAF). « J’ai rencontré le sélectionneur national pour discuter des implications de cette élimination amère et nous sommes parvenus à un accord amical », a indiqué le patron de la FAF, Walid Sadi, sur son compte X.

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Le sélectionneur algérien avait mis en cause l’arbitrage lors du match nul de son équipe (2-2) face au Burkina Faso. Dans l’ensemble, les arbitres ont pourtant été à la hauteur des enjeux, contrairement aux dernières éditions. La VAR, utilisée à bon escient, a évité de lourdes injustices comme lorsque en fin de match les Gambiens ont inscrit un but de la main contre le Cameroun (2-3), mardi 23 janvier.

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Pas de couac sécuritaire

Sur le plan de l’organisation, cette CAN est également une réussite. Les stades sont beaux et leurs accès relativement fluides. Si les tribunes semblent souvent clairsemées au coup d’envoi des rencontres, elles ont tendance à se remplir en cours de match. Cela peut s’expliquer par les nombreux barrages filtrants mis en place aux abords des enceintes mais aussi par la revente des places au marché noir au dernier moment. Il arrive aussi que les autorités ouvrent les portes des stades pour laisser entrer le public en deuxième mi-temps. S’il y a bien eu quelques mouvements de foule, notamment à Yamoussoukro lors du deuxième match du Sénégal, aucun incident grave n’a été déploré, comme ce fut le cas au Cameroun où huit personnes avaient perdu la vie dans une bousculade au stade d’Olembe le 25 janvier 2022.

Sur le plan de la sécurité, les autorités ivoiriennes mobilisent près de 20 000 membres des forces de défense et de sécurité sur tout le territoire. Quelques bus ont été caillassés après la défaite des Elephants contre la Guinée équatoriale mais aucun incident majeur n’a été recensé. La magie est partout, prête à durer encore deux semaines.

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