Les principaux responsables syndicalistes français, lors d’une conférence de presse de l’intersyndicale, à Paris, le 29 août 2025.

Les syndicats repartent tous ensemble au combat avant même la fin de l’été. Vendredi 29 août, les huit principales organisations de salariés ont annoncé une « journée de mobilisation » pour protester contre les mesures de rigueur dévoilées à la mi-juillet par le gouvernement.

Cette initiative collective aura lieu le 18 septembre, permettant aux acteurs en présence de resserrer les rangs alors qu’ils s’étaient désunis, au premier semestre, lors de la négociation avec le patronat sur les retraites. Les protagonistes veulent exprimer leur profond mécontentement mais aussi porter une liste de revendications, sachant que certains d’entre eux s’engageront sur le terrain encore plus vite en rejoignant les collectifs citoyens qui appellent à paralyser la France, le 10 septembre.

Les représentants des travailleurs ont tenu une conférence de presse, jeudi matin, dans les locaux de la CFDT à Paris, pour rendre publique leur démarche. Marylise Léon, la secrétaire générale de la centrale cédétiste, a lu un texte qui avait été finalisé quelques instants auparavant par l’intersyndicale. Cette déclaration commune dénonce, naturellement, les pistes « d’une brutalité sans précédent » que le premier ministre, François Bayrou, a présentées, il y a un mois et demi dans la perspective du budget 2026 : suppression de deux jours fériés, réforme de l’assurance-chômage prévoyant un nouveau durcissement des règles d’indemnisation, assouplissement du code du travail…

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