François Ruffin à Châteaudun (Eure-et-Loir), le 30 août 2025.

Dans le cadre de la négociation du budget 2026, le député François Ruffin (ex-La France insoumise) a promu, samedi 30 août, l’idée de « demander de faire les efforts à ceux qui ont les poches pleines », à l’issue d’un meeting commun avec les Unitaires organisé à Châteaudun (Eure-et-Loir). « Avant même de parler de coalition », la « grande question, c’est : qui doit payer pour ce chaos budgétaire et politique ? », a lancé François Ruffin. « Les retraités, les salariés, les malades de longue durée, ou les grands PDG et les rentiers ? »

Face à « l’impasse budgétaire », le président de la République, Emmanuel Macron, « a perdu toute légitimité, et le premier à devoir remettre son mandat en jeu, c’est lui », a déclaré François Ruffin. « Notre grande affaire, c’est d’ouvrir un horizon, une espérance pour la France », a-t-il martelé. « Notre grande affaire, ce n’est pas de faire détester tel ministre, ce n’est pas de faire détester la police, ce n’est pas de faire détester le Parti socialiste », mais « de nous faire aimer ».

« Prêt » et « motivé »

Face au « spectre d’une dissolution » après l’annonce du premier ministre, François Bayrou, de solliciter un vote de confiance le 8 septembre, le député de la Somme a assuré être « prêt », « motivé » et avoir un « plan » en cas de dissolution. M. Bayrou « met sa tête sur le billot et en même temps nous demande de la pitié », a fustigé celui qui, avec son nouveau mouvement Debout !, déclinaison nationale de son microparti Picardie Debout !, ne cache pas son envie de se présenter à la présidentielle.

Par ailleurs, « il y a une tension qui est naissante, possible, entre l’orientation du Rassemblement national et les intérêts de son électorat populaire », a-t-il estimé à la tribune, ajoutant avoir « des arguments qu’on peut tenir qui sont très concrets ».

François Ruffin était accompagné, lors de cette rentrée politique, de L’Après (le parti des ex-« insoumis ») et de Génération.s, fondé par Benoît Hamon. Clémentine Autain, Lucie Castets ou l’ancien ministre de l’éducation nationale Benoît Hamon étaient présents, avec l’unité de la gauche comme volonté commune, soutenue par les 2 500 militants présents.

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Le Monde avec AFP

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