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Histoires Web jeudi, février 27
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Il y a, dans l’histoire du sport, des perdants magnifiques, qui entrent dans la légende par la défaite et il ne fait nul doute que le joueur d’échecs russe Boris Spassky, mort à l’âge de 88 ans, appartient à cette catégorie. Il est en effet probable (et dommage) que l’on se souvienne davantage de lui comme le perdant du « match du siècle », ce championnat du monde hors norme joué contre le fantasque Américain Bobby Fischer en 1972, plutôt que comme le dixième champion du monde de l’histoire des échecs. « Une grande personnalité est partie, des générations de joueurs d’échecs ont étudié et étudient ses parties et son oeuvre. C’est une grande perte pour le pays », a déclaré le président de la Fédération russe d’échecs, Andreï Filatov, cité par l’agence TASS, en annonçant sa disparition, jeudi 27 février.

Dans son livre Grands maîtres des échecs (EPA, 2021), Simon Bertrand rappelle la réponse que Boris Spassky fit à qui lui demandait comment il en était arrivé aux échecs : « Pieds nus ». Né le 30 janvier 1937 à Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), il connaît une enfance dickensienne marquée par les privations et la seconde guerre mondiale.

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