LETTRE DE HANOÏ

Un bâtiment en construction à Hanoï, au Vietnam, le 11 août 2025.

En ce 7e jour du Têt, le Nouvel An vietnamien, les foules se pressent pour faire des offrandes au temple de Tay Ho, sur les bords du lac de l’Ouest, le plus grand lac de Hanoï. Les femmes ont revêtu des robes colorées. Assis derrière un pupitre, de vieux sages avec barbichette composent des messages auspicieux.

Juste à côté, un futur bâtiment iconique en plein chantier : le nouvel Opéra de la ville, signé de l’architecte Renzo Piano. Avec sa carapace « pixélisée » aux tons nacrés et qui semble onduler, il évoquera une perle dans sa coquille d’huître, comme posée sur un rectangle d’eau ouvert sur le grand large – la pollution à Hanoï interdit souvent de voir l’autre rive du lac.

Le Vietnam communiste est entré cette année, sous l’impulsion d’un nouveau dirigeant pressé et ambitieux, To Lam, dans une « nouvelle ère » – un second doï moï (la politique du renouveau de 1986) – avec pour objectif de rattraper les pays riches en 2045. Le moment est donc venu, pour sa capitale, de jouer dans la cour des grands de la métropolisation : par des bâtiments emblématiques qui contribuent au rayonnement international, en attirant concerts et événements sportifs prestigieux, mais aussi par de gigantesques transformations urbaines.

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