
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Diego Céspedes serait-il le Pedro Almodovar chilien ? Le Mystérieux Regard du flamant rose, premier long-métrage du réalisateur né en 1995, à Santiago, compte, en effet, quelques personnages et drama queens dignes des mélos de son aîné espagnol. Né en 1949, celui-ci a commencé sa carrière dans les années 1980 (La Loi du désir, 1988), en pleine movida, et c’est à la même époque que Céspedes situe son film : au Chili, l’industrie minière battait alors son plein, et c’était aussi le début de la pandémie du sida.
Ce western queer, lauréat du prix Un certain regard, au Festival de Cannes, s’ouvre dans un désert peuplé de mineurs : des hommes, déjà abîmés par le travail, meurent les uns après les autres d’une étrange maladie appelée « la peste », qu’ils auraient contractée dans un cabaret de travestis. D’après la rumeur, le virus se transmettrait par un simple regard. C’est à travers une adolescente, Lidia (Tamara Cortes), que l’on découvre ces adultes meurtris, d’un côté, des hommes aux désirs refoulés, de l’autre, des travestis harcelés.
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