Jehnny Beth, à Londres, en mars 2025.

Scène cocasse à la terrasse estivale du Palais de Tokyo, à Paris, mercredi 18 juin en fin d’après-midi. Côté bar extérieur, avec vue imprenable sur la tour Eiffel, c’est tenue chic de rigueur, musique lounge, cocktails et champagne. A quelques mètres de ce raout, l’ambiance est tout autre. Une nuée de néopunks branchés patientent devant le club Yoyo, où doit se dérouler l’émission musicale d’Arte « Echoes ». Ces jeunes filles et garçons passionnés au look destroy élaboré sont là pour assister au concert de la bourrasque garage australienne Amyl and the Sniffers. Avec pour maîtresse de cérémonie de cette soirée haute en couleur, la non moins charismatique rockeuse et actrice Jehnny Beth.

Lire la critique (en 2020) : Sur Arte, Jehnny Beth redonne de l’écho au rock engagé

La veille, nous avions rendez-vous avec l’ancienne meneuse volcanique du groupe post-punk britannique Savages – deux albums parus en 2013 et en 2016 qui ont connu un succès international – dans les bureaux de Walter Films (qui produit son émission « Echoes »), situés au dernier étage d’un immeuble de Belleville. Cheveux noirs tirés en arrière, mèches blondes, tee-shirt troué conçu par ses propres soins, avec l’inscription « Broken » imprimée en rouge, la musicienne, actrice et présentatrice française, 40 ans, est là pour promouvoir son deuxième album solo, You Heartbreaker, You. Difficile néanmoins de s’en tenir à ce seul sujet avec cette artiste qui croule constamment sous une multitude de projets.

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