« Il y a tellement de bonnes raisons d’être sur Signal. » Moxie Marlinspike sait de quoi il parle : l’inventeur de Signal, c’est lui. Le 24 mars, sur le réseau social X, il ironise en découvrant l’invraisemblable scandale politique impliquant son service de messagerie et le rédacteur en chef du magazine The Atlantic, ajouté par erreur dans un groupe de discussion où de très hauts responsables américains, dont le vice-président, J. D. Vance, discutaient de frappes militaires au Yémen. « Cela inclut désormais la possibilité, pour le vice-président des Etats-Unis, de vous ajouter au hasard à un groupe de discussion pour la coordination d’opérations militaires sensibles. Ne laissez pas passer cette occasion… », raille-t-il.

Sarcasmes mis à part, le constat est là : du plus haut sommet de l’équipe gouvernementale américaine aux militants de Black Lives Matter (« Les vies noires comptent »), en passant par les terroristes de l’organisation Etat islamique, un grand nombre de journalistes d’investigation, d’organisations non gouvernementales ou de narcotrafiquants français, son service a, en dix ans, conquis des dizaines de millions d’utilisateurs à travers le monde, rendant accessible au grand public une messagerie chiffrée qui empêche la surveillance des conversations.

Quant à la Fondation Signal, qui supervise les activités de l’application, elle constitue, à l’instar de Mozilla ou de Wikipédia, l’une des rares success stories d’un numérique ouvert, libre et respectueux de ses utilisateurs.

Un développeur anarchiste qui déteste la police

Il vous reste 88.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version