
Les partis d’extrême droite et de la droite radicale se portent bien aux Pays-Bas, comme l’ont démontré les élections municipales du 18 mars. Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, qui a longtemps incarné seul ce courant, est, en revanche, en difficulté. Son leadership est désormais contesté par plusieurs concurrents et son existence même est en jeu : une proposition déposée au Parlement de La Haye vise à rendre obligatoire pour un parti le fait de posséder des membres. Or, celui de M. Wilders n’en compte aucun, hormis le dirigeant lui-même et sa fondation, Les Amis du PVV. Si ce texte est adopté, le PVV ne pourrait plus se présenter aux élections.
Le parti d’extrême droite a obtenu des résultats notables aux municipales, notamment à Terneuse, en Zélande, près de la frontière belge, où est envisagée l’installation d’un centre pour demandeurs d’asile. Il a, en revanche, régressé au niveau national. Comme lors des législatives d’octobre 2025, quand il avait perdu sa place de numéro un au profit des libéraux sociaux de D66 (gauche libérale), dirigés par Rob Jetten, le nouveau premier ministre. Le PVV avait abandonné 11 de ses 37 sièges de députés et était passé de 23 % à 16,7 % des suffrages.
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