
Bienvenue à la réunion de la Girafe, comprendre « Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’accession aux fonctions électorales ». Sur la scène du Théâtre Tristan Bernard, à Paris, Jane Corrida, au curriculum vitæ long comme le bras, et Bruno Fitou, professeur agrégé de géographie à Limoges (interprétés par Maïa Le Fourn et David Guez), ont l’allant de parfaits formateurs rodés à la prise de parole et sûrs d’eux-mêmes pour capter l’auditoire afin de présenter leur « méthode simple » pour accéder au pouvoir dans un état démocratique. Soit une formation en quatre chapitres : comment avoir un bon programme, faire disparaître le conflit, réussir sa communication et parler même quand on n’a rien à dire.
Décidément, le décryptage et la déconstruction des discours politiques deviennent un filon théâtral. Après L’Art de ne pas dire, de Clément Viktorovitch (toujours en tournée), voici L’Art d’avoir toujours raison, de Sébastien Valignat et Logan de Carvalho. Un petit traité à l’usage des électeurs dont les sources bibliographiques, indiquées en toute transparence à l’issue du spectacle, mentionnent, notamment, Le Pouvoir rhétorique, de Clément Viktorovitch, médiatique docteur en science politique.
Il vous reste 64.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




