Les pluies torrentielles causées par le cyclone Ditwah ont entraîné la mort d’au moins 159 personnes au Sri Lanka, a annoncé, dimanche 30 novembre, l’agence de gestions des catastrophes de cette île au sud de l’Inde. Un bilan qui pourrait encore s’alourdir puisque 203 personnes sont toujours portées disparues.
Si Ditwah s’est déporté samedi vers l’Inde, où l’aéroport de Chennai a annulé 54 vols, Colombo, la capitale srilankaise, reste confrontée à d’importantes inondations. « Même si le cyclone est parti, de fortes pluies inondent actuellement les zones de faible altitude le long des rives du fleuve Kelani », a rapporté le Centre de gestion des catastrophes (DMC).
Le président, Anura Kumara Dissanayake, a déclaré samedi l’état d’urgence, qui lui confère des pouvoirs étendus pour gérer la crise. L’armée a été déployée pour soutenir les opérations de secours.
Plus de 20 000 logements détruits
Le Sri Lanka a également lancé un appel à l’aide internationale pour soutenir les quelque 833 000 déplacés, auxquels s’ajoutent 122 000 personnes prises en charge dans des refuges temporaires. Plus de 20 000 logements ont été détruits.
Selon les autorités, environ un tiers de la population est toujours privé d’électricité et d’eau courante, les lignes électriques ayant été arrachées et les installations de purification d’eau inondées. Les connections Internet sont également perturbées dans de nombreuses régions.
L’Inde a envoyé deux avions d’aide, deux hélicoptères de transport et une équipe de secours. « Nous restons prêts à apporter plus d’aide et d’assistance à mesure que la situation évolue », a écrit sur X le premier ministre indien, Narendra Modi.
Les inondations se sont aggravées, samedi, dans les zones de faible altitude, amenant les autorités à ordonner l’évacuation des rives de la rivière Kelani, qui est sorti de son lit vendredi soir.
Il s’agit de la pire catastrophe naturelle dans le pays depuis 2017, quand des inondations et des glissements de terrain avaient tué plus de 200 personnes.



