
Alors que le prix du pétrole flambe du fait de la guerre que mènent les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, c’est à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dans le complexe de La Seine musicale, qu’une quarantaine de dirigeants européens et mondiaux se sont retrouvés pour le deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire civile, deux ans après une première édition à Bruxelles. « En pleine guerre au Moyen-Orient, alors que le prix des énergies fossiles explose, le choix de Paris de privilégier l’atome et la relance de cette filière est payant », glisse une source européenne à Bruxelles.
Ce rendez-vous est à l’initiative de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour promouvoir « une énergie nucléaire sûre et accessible à tous ». Si la France a proposé d’accueillir cette deuxième édition, c’est pour se poser « en fer de lance », souligne l’entourage du président de la République, Emmanuel Macron.
Depuis l’accident de la centrale de Fukushima, au Japon, le 11 mars 2011, qui a longtemps plombé l’atome, celui-ci a connu un spectaculaire retour en grâce dans les discours. Encore faut-il trouver les fonds nécessaires pour lancer de nouveaux chantiers. A ce jour, 413 réacteurs sont en service dans 31 pays, d’après le décompte de l’AIEA. En 2025, ils ont contribué à environ 9 % de la production d’électricité dans le monde.
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