LETTRE DE LONDRES

Le musée Florence-Nightingale, caché sous l’hôpital Saint-Thomas, en face du palais de Westminster, à Londres, pourrait paraître confidentiel. De même que l’inauguration, le 6 mars, en anticipation de la Journée internationale des droits des femmes deux jours plus tard, d’une exposition consacrée aux suffragettes et à Emmeline Pankhurst, leur cheffe de file. Il n’en est rien : Florence Nightingale et Emmeline Pankhurst sont deux icônes britanniques, et l’infirmière comme la féministe continuent d’inspirer des dizaines de milliers de femmes (et d’hommes) au Royaume-Uni.
Au début du XXe siècle, les suffragettes ont lutté jusqu’en 1918 pour obtenir le droit de vote, n’hésitant pas à violer les lois de l’époque et même à mettre leur vie en danger, quand leurs revendications étaient ignorées. Emily Davison est ainsi morte de ses blessures après s’être jetée sous les sabots d’un cheval appartenant au roi George V, lors du derby d’Epsom, en juin 1913. Emmeline Pankhurst, fondatrice du Women’s Social and Political Union (WSPU), et ses trois filles, Christabel, Sylvia et Adela, ont multiplié les séjours en prison et les grèves de la faim.
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