Photo de deux oursons prise par déclenchement automatique le 4 avril 2024.

La population d’ours continue d’augmenter régulièrement dans les Pyrénées françaises et espagnoles, comme chaque année depuis 1996, date des premières mesures de réintroduction. En 2024, au moins 96 plantigrades ont été détectés sur l’ensemble du massif, soit une hausse de 11 % par rapport à 2023, a annoncé l’Office français de la biodiversité (OFB) dans son relevé annuel publié jeudi 3 avril.

« Sur ces 96 individus, 46 % ont été détectés uniquement en France, 26 % en Espagne ou en Andorre et 28 % de part et d’autre de la frontière », précise Julien Steinmetz, responsable à l’OFB du réseau Ours brun. Tous les animaux n’ayant pas été systématiquement détectés, grâce à des relevés de poils, d’excréments, empreintes ou captages photos et vidéos, et ceux décédés, cette population est évaluée à 104 individus, avec un « intervalle de crédibilité » compris entre 97 et 123 individus. Les membres du réseau ont ainsi collecté 2 022 indices d’ours côté français et 1 571 indices côté espagnol et andorran, sur une aire totale de 7 200 kilomètres carrés.

Dans le détail, il apparaît qu’au moins 13 femelles ont eu une portée en 2024, soit un minimum de 22 oursons, un record depuis les données enregistrées dès 2006. « Néanmoins, la faible diversité génétique pourrait potentiellement altérer cette dynamique dans les années futures », tient à préciser Julien Steinmetz. Des travaux de recherche sont actuellement en cours pour évaluer les effets de la consanguinité sur la démographie du plantigrade.

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