Le premier ministre du Lesotho (le deuxième à droite), Sam Matekane, face à homologue japonais, Shigeru Ishiba (à gauche), lors d’une réunion bilatérale en marge de la deuxième journée de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) à Yokohama, au Japon, le 21 août 2025.

Un projet mal interprété de coopération avec l’Afrique tourne à la vindicte xénophobe au Japon et révèle la peur d’une « déferlante migratoire ». La polémique a éclaté quand l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a fait de quatre villes, Sanjo, Kisarazu, Imabari et Nagai, des « Africa Hometown » de quatre pays africains, le Ghana, le Nigeria, le Mozambique et la Tanzanie. Officialisé le 22 août pendant la Conférence de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le projet a pour objectif d’intensifier les échanges, de jeunes notamment. Les villes ont été choisies car elles ont accueilli les athlètes des quatre pays pendant les Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Certains ont vu dans le statut de « hometown » (« ville d’origine ») un programme d’autorisations spéciales pour permettre à des ressortissants des pays africains de travailler et s’installer à long terme dans les villes partenaires.

D’où de violentes réactions sur les réseaux sociaux d’un pays rétif à l’immigration. Vingt-cinq mille ressortissants d’Afrique vivaient au Japon en 2024, sur 3,4 millions d’étrangers. Tous les stéréotypes y sont passés, de la peur du virus Ebola à celle des mariages forcés dans les pays musulmans, en passant par l’explosion de l’insécurité.

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