Le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, prend la parole au Sénat, le 26 novembre 2025, à Paris.

Le gouvernement entretient encore un peu le suspense autour de l’assurance-chômage. Samedi 29 novembre, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a écrit aux syndicats et au patronat pour leur annoncer que le très contesté projet de réforme du système d’indemnisation des demandeurs d’emploi, porté par la précédente équipe au pouvoir, sera retiré. Cette décision est toutefois assortie de plusieurs conditions qui inspirent une forme de méfiance parmi les responsables de centrales de salariés.

La démarche de M. Farandou est une réponse à la lettre envoyée, le 14 novembre, au premier ministre Sébastien Lecornu, par les principales organisations de travailleurs et de chefs d’entreprise – abstraction faite du Medef, qui n’avait pas souhaité la cosigner. Dans le courrier en question, elles exhortaient le locataire de Matignon à renoncer à la feuille de route que son prédécesseur, François Bayrou, leur avait envoyée, le 8 août. Celui-ci avait alors proposé aux acteurs sociaux d’ouvrir une négociation afin de revisiter les règles de l’assurance-chômage.

L’objectif du centriste était limpide : durcir les paramètres de manière à ce que les inscrits à France Travail reprennent une activité le plus rapidement possible tout en diminuant les dépenses d’indemnisation. Le montant attendu d’économies était important : entre 2 milliards et 2,5 milliards d’euros par an « en moyenne » de 2026 à 2029 puis 4 milliards (en rythme annuel) à partir de 2030. Autant d’orientations qui avaient révolté les syndicats – la CFDT y voyant même un « carnage ».

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