Dans une station-service YPF, à Buenos Aires, le 14 juillet 2025.

Une très lourde menace qui pesait sur l’Argentine et ses finances depuis plus de dix ans s’est dissipée en une seule décision de justice, vendredi 27 mars. Une cour d’appel de New York a annulé la condamnation de l’Argentine à verser 16,1 milliards de dollars d’indemnisation (18 milliards de dollars avec les intérêts, environ 15 milliards d’euros) pour la nationalisation de la compagnie pétrolière argentine YPF, dont l’Etat est toujours actionnaire majoritaire.

Les juges new-yorkais ont estimé que la magistrate qui avait pris la décision en première instance, en 2023, avait mal interprété le droit argentin et que les demandes des actionnaires étaient dénuées de fondement. Ils ont souligné que l’indemnisation de 16 milliards de dollars représentait environ 45 % du budget de 2024 de l’Argentine. Ce revirement a été fêté comme salvateur par l’ensemble de l’arc politique, en premier lieu le président ultralibéral, Javier Milei.

Lors d’une allocution officielle, entouré de ses plus importants fonctionnaires, le chef de l’Etat a salué, vendredi, « un fait d’ampleur historique ». « Payer [les indemnisations] aurait représenté un énorme obstacle sur le chemin de notre rétablissement économique », a avancé Javier Milei. Il a estimé que la somme réclamée, l’équivalent de « 70 millions de retraites minimum », aurait eu raison de l’existence d’YPF et mené « à la ruine de l’Etat » argentin. « Le plus grand risque légal qu’avait l’Etat argentin disparaît », a assuré Sebastian Amerio, procureur du Trésor, coordonnant la défense de l’Etat dans cette affaire, interviewé par le journal argentin Clarin, vendredi.

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