Le barrage de Vinça, dans la vallée de la Têt (Pyrénées-Orientales), le 10 février 2026.

Il y a moult ponts sur la Loire. Mais Emmanuel Lachaize, le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de Maine-et-Loire, l’assure : dans son département, les agriculteurs peuvent les « bloquer tous ». Le 5 mars, son syndicat s’est associé aux Jeunes Agriculteurs pour empêcher la circulation près d’Angers, sur une portion de l’autoroute qui enjambe le fleuve, alors en pleine décrue. Les manifestants ont affiché sur un écran le nombre de mètres cubes « passés sous [le] pont » le temps de leur mobilisation. M. Lachaize s’émeut auprès du Monde de l’« irresponsabilité » de les « laisser partir à la mer », et réclame la création de réserves « multi-usages » destinées, entre autres, à l’agriculture.

La situation hydrique exceptionnelle du début de l’année 2026 – les rivières sont à plein et la recharge des nappes est très importante – apparaît comme un moment propice, pour de nombreux représentants agricoles, afin d’inscrire de nouveau le sujet des stockages d’eau à l’ordre du jour, à la fois localement et au niveau gouvernemental. Cette question demeure sensible, trois ans après la manifestation interdite du 25 mars 2023 contre la mégabassine de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), une réserve de substitution pour les irrigants. Dans de multiples départements, une partie de la profession agricole s’oppose à des baisses de prélèvements et réclame la création de nouveaux ouvrages.

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