
L’Union européenne (UE) s’est dite « prête à réagir », mercredi 4 mars, pour défendre ses intérêts et ceux de ses Etats membres, face aux menaces de rupture commerciale exprimées par Donald Trump contre l’Espagne. Après avoir refusé de laisser Washington utiliser deux bases militaires américaines situées en Andalousie, dans le cadre de la guerre menée contre l’Iran, la quatrième puissance économique de l’UE a provoqué la colère du président américain.
« L’Espagne a été terrible » et « très, très peu coopérative », avait lancé, mardi, Donald Trump, en menaçant de faire « cesser » les relations commerciales avec le pays. « Non à la guerre ! Nous ne serons pas complices », lui a répondu, mercredi matin, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, lors d’une allocution télévisée.
« La Commission va s’assurer que les intérêts de l’UE soient pleinement protégés, a déclaré de son côté l’institution européenne. Nous sommes solidaires de tous les Etats membres et de leurs citoyens, et sommes prêts à réagir si nécessaire, à travers notre politique commerciale commune, pour défendre les intérêts de l’Union », a-t-elle ajouté.
« L’UE et les Etats-Unis ont conclu l’an dernier un accord commercial majeur », a rappelé la Commission européenne, en ajoutant qu’elle attendait « des Etats-Unis qu’ils respectent entièrement leurs engagements », et que, pour sa part, elle « continuerait à œuvrer pour des relations commerciales transatlantiques stables, prévisibles et mutuellement bénéfiques ».
Dans la matinée, Emmanuel Macron a lui aussi exprimé la « solidarité » de la France au gouvernement espagnol. « Le président vient d’échanger avec le premier ministre Sanchez, pour lui dire la solidarité européenne de la France en réponse aux récentes menaces de coercition économique dont l’Espagne a été la cible », a annoncé l’Elysée.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5 % du PIB ses dépenses militaires, conformément au nouvel objectif fixé aux pays de l’OTAN, sous l’impulsion de Washington – et à l’horizon de 2035.




