Il aura fallu un week-end pour que les Européens sortent de leur attentisme face à la crise qui secoue le Moyen-Orient après l’attaque d’Israël et des Etats-Unis contre l’Iran. Mises devant le fait accompli, les capitales européennes avaient réagi de manière extrêmement prudente, samedi 28 février, aux bombardements qui ont décapité le régime et l’état-major iranien, Paris, Berlin et Londres appelant à la « stabilité régionale et à la protection des civils », Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et Antonio Costa, le président du Conseil européen, incitant, quant à eux, à « faire preuve de la plus grande retenue ».
Dimanche 1er mars, les Européens ont changé de ton face à la réplique orchestrée dans la région par le régime de Téhéran, s’alignant de plus en plus sur leur allié transatlantique. Dans un communiqué, le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le premier ministre britannique, Keir Starmer, ont exprimé leur « consternation vis-à-vis des attaques de missiles indiscriminées et disproportionnées lancées par l’Iran ».
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