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Histoires Web mercredi, février 21
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FRANCE INTER – À LA DEMANDE – PODCAST

Depuis 2015, Stéphanie Duncan donne à entendre autrement l’histoire dans son émission hebdomadaire sur France Inter. Et c’est un beau succès : en novembre et décembre 2023, « Autant en emporte l’histoire » a cumulé plus de 730 000 téléchargements et, après « Le Masque et la Plume » version Jérôme Garcin, c’est l’émission la plus téléchargée du week-end.

L’un des derniers épisodes (disponible, comme tous, en replay) est consacré à la danseuse et chorégraphe Anna Pavlova, qui, dès ses débuts, électrisa les foules. D’ailleurs, quand on demandait à Rudolf Noureev quel était son danseur préféré, il répondait : « C’est une danseuse : Anna Pavlova (…). Elle parlait avec son corps. C’était si émouvant qu’on avait l’impression d’avoir le cœur arraché avec douceur. Une sorte de douleur exquise. »

Dans la première partie de l’émission, Martine Planells, journaliste spécialisée dans la danse et biographe d’Anna Pavlova (Anna Pavlova. L’incomparable, Gremese, 2019), revient sur l’enfance de la danseuse qui ressemble fort à un conte d’Andersen. Née en 1881 d’une mère blanchisseuse, elle découvre grâce à elle La Belle au bois dormant sur la scène du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, dans la chorégraphie de Marius Petipa. Elle a 9 ans, est bouleversée et rêve de devenir danseuse.

Passion et détermination

Et c’est alors que la fiction, écrite par Martine Planells pour l’occasion et réalisée par Cédric Aussir, prend le relais pour nous faire revivre les débuts d’Anna Pavlova, incarnée ici par Judith Chemla. A travers la voix de la comédienne, s’entendent la passion et la détermination de la danseuse, qui entrera dans la légende grâce à son interprétation de La Mort du cygne, sur un extrait (le 13e mouvement) du Carnaval des animaux, de Camille Saint-Saëns, que crée pour elle et à sa mesure Michel Fokine.

Et là, magie de la radio, il suffit de fermer les yeux et de se laisser porter par la réalisation de Cédric Aussir, qui laisse passer le souffle de Chemla-Pavlova alors que la musique se laisse plus amplement entendre. Ensuite, seront évoqués ses amours, ses élèves et ses tournées internationales, et puis, enfin, cette année 1930 et ce genou droit qui la fait souffrir – sans qu’elle renonce pourtant à danser. Atteinte d’une pleurésie, Anna Pavlova meurt à La Haye (Pays-Bas) le 23 janvier de l’année suivante, après avoir demandé son costume de La Mort du cygne.

Si aujourd’hui certains ne connaissent ce nom qu’en raison du dessert meringué créé en l’honneur de la danseuse, puisse cette émission, par la force évocatrice et sensible de la fiction, la faire connaître davantage. Et donner l’envie de danser – encore.

Anna Pavlova, icône de la danse, dans « Autant en emporte l’histoire », de Stéphanie Duncan, est à retrouver sur France Inter et toutes les plates-formes d’écoute habituelles (Fr., 2024, 50 min).

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