Histoires Web vendredi, février 20
Angers voit le spectre de la crue de 1995 se rapprocher

« On a arrêté la pompe de relevage, ça ne sert plus à rien. » Dans son café du quartier de la Doutre, qui jouxte le pont de Verdun et fait face à la cathédrale et à l’imposant château du XIIIe siècle – les deux monuments emblématiques d’Angers situés sur l’autre rive –, Christine Poirier se dépêche de servir les clients qui se pressent chez elle. Entre les coupures de courant qui s’enchaînent et le bloc climatisation immergé dans sa cave qui empêche de faire tourner la pompe à bière, son activité ne tient plus qu’à un fil.

Devant sa terrasse, jeudi 19 février, les arches du vieux pont seront bientôt englouties et des centaines de badauds se pressent pour immortaliser le phénomène. Les consignes de sécurité sont pourtant martelées depuis plusieurs jours par les autorités mais la curiosité l’emporte encore sur la prudence. La Maine n’a pas connu pareil niveau depuis les grandes inondations de 1995.

Cette rivière longue de seulement onze kilomètres, constituée par la confluence de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir au nord, scinde la ville d’Angers en deux avant de se jeter dans la Loire plus au sud. Jeudi, elle s’approchait dangereusement des 6,66 m de la crue de 1995 qui a marqué les esprits. Dimanche, selon la mairie, la cote de la rivière pourrait atteindre 6,40 m.

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