Alain Carignon à Grenoble, le 15 mars 2026.

Résultat surprise

Sa présence au second tour de l’élection municipale de Grenoble n’est pas une surprise, mais peu l’imaginaient en tête à l’issue du premier tour. Le candidat Les Républicains Alain Carignon, 77 ans, s’est imposé, le 15 mars, devant la candidate de la gauche réunie, hors LFI, Laurence Ruffin. Agée de 48 ans, la sœur du député de la Somme ex-LFI François Ruffin, était favorite du scrutin. Elle est aussi l’héritière de l’équipe municipale sortante, emmenée par l’écologiste Éric Piolle, maire depuis 2014. Les deux candidats sont arrivés au coude-à-coude avec 27,04 % pour Alain Carignon et 26,33 % pour Laurence Ruffin, selon les résultats définitifs, dans cette ville qui d’habitude vote majoritairement à gauche. en vue du second tour.

Passage par la case prison

Alain Carignon a été maire de Grenoble de 1983 à 1994, date à laquelle il a été contraint de se mettre en retrait de sa fonction, après sa mise en examen par le juge Philippe Courroye, dans le cadre du marché de privatisation de la gestion des eaux. En 1996, la cour d’appel de Lyon l’a condamné à cinq ans de prison, dont un an avec sursis pour corruption, abus de biens sociaux, ainsi que pour subornation de témoins. L’ancien ministre des gouvernements de Jacques Chirac et d’Édouard Balladur et président du conseil général de l’Isère s’est vu infliger en outre 400 000 francs d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Il a passé vingt-neuf mois en détention. Un record à l’époque pour un homme politique français.

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