Costume satiné bleu, cravate rayée et pochette blanche. Comme à son habitude, Eric Adams est à la pointe de l’élégance quand il sort du tribunal de Manhattan le 19 février. Sourire aux lèvres, le maire de New York descend tranquillement les marches avant de lever le pouce droit en direction des photographes. A son air bravache, difficile d’imaginer que le démocrate est englué dans un scandale politico-judiciaire qui compromet ses chances de réélection en novembre.

Cet ancien policier, qui surfait autrefois sur son image d’élu à poigne et se rêvait un destin national, pourrait voir sa carrière s’interrompre brutalement. Accusé de corruption et de financement illégal de sa campagne de 2021, l’élu espère trouver son salut grâce à Donald Trump. Le ministère de la justice du président républicain vient d’ordonner l’abandon des poursuites, mais rien ne s’est passé comme prévu.

Aux soupçons d’une alliance contre nature, sur fond de lutte contre l’immigration clandestine, s’est ajoutée une crise politique qui a secoué l’institution judiciaire, cette clémence apparaissant à beaucoup largement suspecte. Le pataquès a atterri sur le bureau d’un juge fédéral, Dale Ho. Celui-ci a choisi de temporiser avant de décider s’il mettra fin, ou non, aux charges à l’encontre de l’édile de New York.

Une drôle de comparaison

En attendant, Eric Adams, premier maire de la capitale économique et culturelle des Etats-Unis inculpé dans l’exercice de son mandat, s’adonne à ce qu’il sait faire le mieux : communiquer. Son compte X le montre tous les jours à la tâche. Un matin à Staten Island pour un petit déjeuner interconfessionnel, un après-midi dans le Queens pour une rencontre avec des habitants. « Malgré tous les titres négatifs, les rumeurs et les critiques, je suis resté clair : je ne démissionne pas, je mets les bouchées doubles. (…) je me battrai toujours pour VOUS », tweetait cet Afro-Américain de 64 ans le 16 février.

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