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Trois hommes ont été arrêtés, mercredi 17 janvier, pour l’agression en pleine rue, fin décembre, d’une adjointe au maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a annoncé vendredi une source proche du dossier à l’Agence France Presse (AFP).

En sortant d’une réunion de travail, le 20 décembre, vers 21 h 30, Oriane Filhol, la 6e adjointe au maire de Saint-Denis, Mathieu Hanotin (socialiste), s’était sentie suivie par plusieurs hommes dans la rue. Après qu’ils l’eurent rattrapée, la chargée des questions de solidarité des droits des femmes pour la municipalité avait subi une balayette avant d’être frappée à coups de pied dans la tête et au corps. Ses agresseurs avaient pris la fuite. Blessée, la conseillère départementale déléguée n’avait pas eu « de fracture ou de blessure excessivement grave », avait précisé à l’AFP la mairie de Saint-Denis.

Cette agression avait soulevé l’indignation du monde politique, sur fond de recrudescence des violences contre les élus. Le député de la circonscription, Stéphane Peu (PCF), avait dénoncé un « acte odieux ». « S’en prendre ainsi à une femme seule dans la rue qui rentre à son domicile est indigne et lâche », avait-il déclaré dans un communiqué. La maire de la ville voisine d’Aubervilliers, Karine Franclet (UDI), avait estimé sur X qu’« un élu attaqué, c’est la République qui est blessée », tandis que son homologue de Saint-Ouen, Karim Bouamrane (PS), s’était dit « sous le choc ».

Dans le cadre de l’enquête menée par la sûreté territoriale, trois hommes, dont deux sont âgés de 18 ans, ont été arrêtés cette semaine, a rapporté une source proche du dossier. Les suspects semblent avoir ciblé volontairement l’élue. Les interpellés doivent être présentés vendredi au tribunal de Bobigny, soit dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire, soit en comparution immédiate.

Les violences contre les élus sont un sujet sensible qui a pris de l’ampleur ces derniers mois. L’opinion publique a été marquée par l’incendie criminel au domicile du maire de Saint-Brevin (Loire-Atlantique) et par l’attaque à la voiture-bélier qui a visé celui de son homologue de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) lors des émeutes de l’été. Selon le ministère de l’intérieur, les agressions envers les élus devraient augmenter de 15 % en 2023, après une hausse de 32 % l’année précédente (2 265 plaintes et signalements).

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Le Monde avec AFP

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