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Il n’est jamais facile d’enthousiasmer un public de professionnels. Derrière ses masques dystopiques, empruntés à la série sud-coréenne Squid Game, entouré de percussions traditionnelles venues du Japon ou fabriquées avec des bambous dans ses ateliers marseillais, le quatuor de Makoto San est parvenu à faire danser, crier, s’accroupir puis sauter plusieurs centaines de tourneurs, de producteurs de spectacles, de programmateurs de salle et de festival dans la salle nantaise de Stereolux, mardi 16 janvier, lors de la première des deux soirées du Bise Festival.

A quelques semaines de la sortie de leur album, Moso (Yotanka Records), ces sarabandes très chorégraphiées, fantasmant un voyage électro organique entre Asie ancestrale et internationale techno, devraient permettre à ces percussionnistes de la Canebière de décrocher quelques nouveaux concerts, à en juger par les mines réjouies des directeurs artistiques du Printemps de Bourges, des Vieilles Charrues ou du Paléo Festival Nyon, en Suisse.

En prélude festif et musical aux Biennales internationales du spectacle (BIS), grand raout pluridisciplinaire (danse, théâtre, musique, cirque, arts de la rue…) dévolu à la filière du spectacle vivant, qui s’ouvrent à Nantes les 17 et 18 janvier, le Bise s’intègre à la programmation officielle, tout en ayant sa propre histoire. « Depuis vingt ans, les Biennales se concentrent sur des rendez-vous professionnels et des stands d’exposition. Nous trouvions que ce rassemblement pouvait aussi être l’occasion d’organiser des concerts et des ateliers plus centrés sur les musiques actuelles », explique Lola Chevallier, cofondatrice du festival au sein de l’association Vadym, composée de structures liées à la production de disques et de concerts ayant la particularité d’être basées en province. « Le but était aussi de valoriser nos compétences, de rappeler que des entreprises décentralisées possèdent une dimension nationale et internationale. »

« Pop combative »

Lancé en 2020, le Bise proposait dix-neuf artistes sur trois scènes différentes. Ce festival de showcases, version « light » de rassemblements comme Eurosonic à Groningue (Pays-Bas), The Great Escape à Brighton (Royaume-Uni), Reeperbahn à Hambourg (Allemagne) ou le MaMa, à Paris, présente cette année, les 16 et 17 janvier, au prix imbattable de 15 euros la journée, ou 25 euros le forfait de deux jours, vingt-cinq « talents émergents » sur quatre scènes réparties entre les salles voisines de Stereolux et de Trempo, coproductrices de l’événement. A l’issue d’un après-midi axé sur des ateliers et des débats, dont une table ronde instructive consacrée aux activités des artistes sur les réseaux sociaux, 1 500 spectateurs, partagés entre public et professionnels, ont fait le plein de tous les concerts.

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