A Grenoble, la liste de gauche Grenoble capitale citoyenne renonce à s’allier à Laurence Ruffin (Les Ecologistes)
La liste de gauche Grenoble capitale citoyenne, arrivée quatrième au premier tour des élections municipales dimanche à Grenoble, a déclaré renoncer à fusionner avec celle de la candidate Laurence Ruffin faute de terrain d’accord. La liste, menée par Romain Gentil et qui réunit Place publique, le Parti radical de gauche et le parti écologiste Equinoxe, s’était vu attribuer dimanche soir 10 % des suffrages, synonyme de qualification au deuxième tour, mais ce chiffre a été revu à la baisse lundi et son score recalculé à 9,9952 %, selon lui.
« Ça s’est joué à trois voix près. Issue cruelle ou finalement mémorable, chacun sera libre d’interpréter cette situation », a déploré Romain Gentil lors d’un point de presse, confirmant que sa liste ne serait pas présente au deuxième tour, mais n’exclue pas un éventuel recours en cas de constat d’irrégularités.
Le candidat s’est dit par ailleurs « abasourdi » par le résultat de son concurrent Alain Carignon (Les Républicains), arrivé en tête avec 27,04 % des suffrages, ainsi que « par le faible score » du collectif de partis écologistes et de gauche emmené par Laurence Ruffin (deuxième avec 26,33 %), que les sondages donnaient favorite.
Des négociations entre les listes de Grenoble capitale citoyenne et celle de Mme Ruffin ont été ouvertes « dès dimanche soir ». Mais « à cette heure, nous sommes au regret de constater qu’aucun terrain d’accord n’était possible », a-t-il dit, estimant que la proposition qui leur a été faite est « irrespectueuse et s’inscrit dans un refus du résultat des urnes ».
M. Gentil a par ailleurs affirmé avoir appris « par voie de presse » qu’un accord de fusion technique avait été acté lundi soir entre Mme Ruffin et La France insoumise (LFI), qui s’est classé troisième au scrutin avec 14,59 %. Estimant que sa base électorale se voyait traitée avec « mépris », le collectif a finalement décidé « de ne pas fusionner » et de « ne pas [se] compromettre pour des miettes démocratiques ». Quant à d’« éventuelles consignes de vote » s’il « y en a, elles viendront plus tard », a-t-il souligné.
Mme Ruffin avait annoncé lundi soir avoir conclu un accord technique en vue du second tour avec son rival de LFI Allan Brunon et mener parallèlement des discussions avec Grenoble capitale citoyenne.




