Histoires Web dimanche, février 22
Après le cyclone Chido. A Mayotte, en décembre 2025.

A Mayotte, où il doit se rendre lundi 23 février, le garde des sceaux, Gérald Darmanin, sait qu’il est attendu de pied ferme par les magistrats et les personnels du tribunal judiciaire de Mamoudzou, en partie détruit par le cyclone Chido, le 14 décembre 2024. Revenant sur une « année éprouvante pour Mayotte », la présidente de la juridiction, Sophie de Borggraef, a alerté, le 4 février, dans son discours de rentrée, sur le fonctionnement dégradé de la justice locale.

« Nous avons tenu malgré le désastre, les lenteurs de la reconstruction, les moyens désespérément pas à la hauteur », a-t-elle critiqué de façon directe, devant un parterre de personnalités locales. En cause : le manque de magistrats, de greffiers, de bureaux et de salles d’audience. Début février, le tribunal comptait 16 magistrats en poste – dont 12 titulaires – à la place des 18 prévus en théorie. « C’est trop peu pour fonctionner normalement », selon la présidente du tribunal, en raison du nombre élevé d’affaires pénales dans un département marqué par les faits de violences et par la lutte contre l’immigration clandestine.

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