
Une grande fiesta et puis s’en va. Le Dock des Suds, espace de concerts, d’expositions, de soirées sans fin et de bringues débridées, ne survivra pas au printemps 2025. Le 31 mars, ce haut lieu de la nuit marseillaise cesse ses activités sur une ultime fête, improvisée dans l’urgence. « On n’allait pas partir comme ça… », souffle Jacques Lantelme, président de Latinissimo, l’association qui fait vivre cet ancien hangar à sucre depuis près de trois décennies. Les intentions réaffirmées par la ville de Marseille de donner à terme au Dock « une destination culturelle » ne changent rien à l’affaire.
Le propriétaire, l’établissement public d’aménagement Euroméditerranée, récupère son bâtiment situé au nord du centre-ville, dans le quartier d’Arenc (2e arrondissement), en pleine métamorphose urbaine. Vendredi 21 mars, l’aménageur a annoncé le confier temporairement à La Plateforme, l’école de formation de l’investisseur dans le numérique Cyril Zimmermann.
Derrière cette réorientation prévue « à l’automne 2025 » après quelques mois de travaux, une certitude : le Dock des Suds version Latinissimo disparaît. Et, avec lui, une certaine idée de Marseille et un pan de l’histoire culturelle de la ville à la charnière du siècle.
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