
« Exceptionnel », « grandiose », « historique ». Depuis lundi 16 mars, l’émerveillement redouble à La Réunion devant les coulées de lave du piton de la Fournaise qui se déversent dans l’océan Indien après avoir englouti la route nationale 2. A la tombée du jour, des centaines de spectateurs viennent admirer le magma incandescent glissant sur des cascades noires de lave solidifiée avant de provoquer des panaches de fumées blanches au contact de l’eau de mer.
Un spectacle fascinant, mais qui présente des risques mortels pour les personnes qui respireraient trop longtemps ces dégagements gazeux, alertent la préfecture de La Réunion, l’agence régionale de santé (ARS) et l’Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise.
« Danger de mort », indique des panneaux installés sur le site pour désigner ces gaz issus du choc entre l’eau et la lave d’une température mesurée à 1 130 °C. « Le contact des composés riches en chlorure de sodium et des composés soufrés produit une réaction chimique avec des panaches riches en acide chlorhydrique et sulfurique et des particules fines », explique Aline Peltier, directrice de l’observatoire du volcan. Boris Dumas, ingénieur sanitaire à l’ARS, prévient qu’« il faut absolument rester hors de portée des zones de “laze” », du nom technique de ces fumées nocives, contraction des mots anglais lava (« lave ») et haze (« brouillard »). Elles sont considérées comme aussi toxiques qu’un incendie industriel.
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