Existe-t-il un mot pour nommer un état entre colère, stupeur, ferveur et excitation ? En tout cas, c’est l’émotion inédite qu’on a lue sur les visages des milliers de supporteurs sénégalais massés sur les marches du Monument de la Renaissance africaine, à Dakar, transformées en fan-zone, alors que la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), dans la capitale marocaine, Rabat, qui opposait le Maroc au Sénégal, touchait à sa fin.

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« Je ne comprends pas, je ne comprends pas, il se passe quoi, on a perdu, on a gagné ? », lâche, l’air ébahi, un enfant à son père vers 21 heures (heure locale) alors que la situation sur la pelouse au Maroc est des plus confuses. Les Lions de la Teranga viennent de quitter le terrain, après s’être vus refuser un but, et alors que les Lions de l’Atlas, eux, se voient accorder un penalty.

De la 92ᵉ minute de jeu à la fin de la prolongation et à la victoire du Sénégal (1-0), à l’issue de tergiversations à Rabat, du retour aux vestiaires des Sénégalais, puis de leur retour sur le terrain et enfin d’un but de Pape Gueye à la 94ᵉ minute, Dakar n’a été que feux d’artifice, sifflets, cris, défilés de scooters « jakarta », prières improvisées dans les rues… « Un test pour notre esprit civique », lâche un gendarme à l’air taciturne, impeccable dans sa discipline, aux abords de la fan-zone du Monument de la Renaissance africaine, alors que les pétards retentissent partout.

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