A Dacca, le palais de Sheikh Hasina transformé en musée à la mémoire du soulèvement de juillet 2024

Dans l’enceinte de Ganabhaban, la « maison du peuple » en bengali, le tumulte de la mégalopole bangladaise ne semble être qu’un lointain brouhaha. La propriété, située en plein cœur de Dacca, à quelques encablures du Parlement, fut autrefois la résidence officielle de Sheikh Hasina, l’ex-première ministre, déchue en août 2024, à la faveur d’un mouvement étudiant. Ancien centre névralgique du pouvoir, le lieu a été transformé en un musée à la mémoire des victimes du régime de la « bégum de fer ». Il ouvrira ses portes au public dans les prochaines semaines et sera accessible pour la somme de 100 takas, soit environ 0,70 euro.

« Lorsque le tyran s’en va, les citoyens reprennent leurs droits et la “maison du peuple” nous appartient à nouveau », estime Mostofa Sarwar Farooki, qui détenait le portefeuille de la culture dans le gouvernement intérimaire emmené par le Prix Nobel de la paix Muhammad Yunus. Ce dernier, qui a assuré la transition durant dix-huit mois, jusqu’aux élections du 12 février, avait à cœur de mener ce projet. Quelque 8 millions d’euros y ont été consacrés et une poignée de personnes a travaillé nuit et jour pour que le chantier soit terminé en un temps record, à la veille du scrutin qui a porté le Parti nationaliste du Bangladesh au pouvoir.

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