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Effrontée, elle ? Ce jeudi 18 janvier, pour son premier déplacement en tant que ministre de la culture à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), aux côtés d’Emmanuel Macron, Rachida Dati joue les bons soldats de la Macronie. Un rôle de composition pour l’ancienne figure des Républicains (LR), réputée pour sa gouaille. Et une performance que la maire du 7e arrondissement de Paris, qui a rejoint le gouvernement de Gabriel Attal une semaine plus tôt, joue à sa façon, sans dire un mot plus haut que l’autre.

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Depuis les Ateliers Médicis, initiative culturelle lancée au lendemain des émeutes de 2005, le chef de l’Etat veut rappeler la mission qu’il a confiée à sa ministre : « Se battre pour que la culture soit possible partout et que plus personne ne puisse se dire “c’est pas fait pour moi”. »

Assise entre le président de la République et la présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui ne s’éternisera pas, Rachida Dati assiste en souriant au spectacle de danse hip-hop et au concert de musique de jeunes et très jeunes venus de Clichy et de Montfermeil. Puis se faufile derrière le chef de l’Etat pour écouter les artistes et parfois leurs parents, éconduisant poliment les micros qui se pressent vers elle d’un « j’accompagne le président ». Lorsqu’une femme l’interpelle, la jugeant « iconique », elle répond adroitement en lui assurant : « Le programme du président est pour vous. » Lors d’un déplacement avec le chef de l’Etat, on ne prend pas la parole, acquiesce le maire de Clichy, Olivier Klein, ancien ministre délégué à la ville, présent.

« Mon objectif c’est Paris ! »

La veille, la maire du 7e arrondissement de Paris avait été plus prolixe, assurant sur RTL que son entrée au gouvernement ne remettait nullement en cause ses ambitions personnelles et son souhait de déloger la gauche de la Mairie de Paris. « Je n’ai pas de pudeur de gazelle », soulignait-elle, affirmant que « bien sûr » elle serait candidate en 2026, tout rappelant que le président avait pris « un engagement », lors de sa conférence de presse du mardi 16 janvier : « mettre fin à une anomalie antidémocratique », l’élection du maire au suffrage indirect à Paris, Lyon et Marseille.

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« Mon objectif c’est Paris ! », insistait-elle, sans se préoccuper des éventuels désidératas de membres du camp présidentiel visant eux aussi la capitale. Inutile de la faire taire, « dire je ne suis pas libre, ça dure deux secondes et demie », rappelait-elle. « C’est Rachida Dati… Personne ne peut attendre d’elle qu’elle se taise gentiment », observe Marlène Schiappa, ancienne ministre déléguée à la citoyenneté qui plaide depuis des mois pour une alliance entre l’ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy et les macronistes, seul espoir, à ses yeux, de rafler la mairie de Paris.

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